politique et économie
Publié le 26/10/2009 à 15:18 par lovichimodem

La mesure est passée sur une mauvaise manipulation (de qui?) : la France ne taxera pas les bénéfices des banques officiant sur son territoire. A l'étranger, l'idée de faire supporter par le secteur bancaire les risques qu'il fait courir à l'économie séduit pourtant un nombre croissant d'Etats et d'institutions. Même parmi les plus libéraux. Proposée par le président de la commission des finances de l'Assemblée, Didier Migaud (PS), la taxe supplémentaire de 10% sur l'impôt sur les sociétés acquitté par les banques aurait rapporté 2 milliards d'euros au budget de l'Etat. En Belgique, l'Etat se montre beaucoup plus pragmatique et réaliste vis-à-vis des banques qu’elle taxe.En effet, selon les arbitrages budgétaires du gouvernement fédéral Belge,présentés au Parlement, le secteur financier devrait verser à l'Etat 540 millions d'euros par an à partir de 2012.
« Il faut que maintenant, les banques paient pour la crise qu'elles ont provoquée. » dixit Laurette Onkelinx Ailleurs, l'initiative belge semble faire des émules. Le président de la banque fédérale américaine Ben Bernanke , a déclaré que « tout coût de sauvetage subi par le gouvernement devrait être couvert par un prélèvement effectué sur l'industrie financière, et non par le contribuable ». Même la Commission européenne a indiqué sa préférence pour le financement des crises bancaires par le secteur privé, selon Le Figaro. Le journal rapporte aussi que le Royaume-Uni envisage une mesure similaire pour une banque, la Lloyds. L'exemple belge est donc plus ou moins suivi dans de nombreux pays occidentaux, mais pas en France…. Selon Mme Lagarde: "Il n'est pas question de prendre une mesure à caractère national qui plomberait le système bancaire français, qui s'est bien comporté pendant la crise".
Les français ne réglerons par contre, leurs comptes qu’en 2010 et 2012 qui sait ? Marien Lovichi
Publié le 06/10/2009 à 23:07 par lovichimodem
Lors de la campagne présidentielle, en mars 2007, Nicolas Sarkozy affiche sa volonté de faire des droits de l'Homme une priorité. "Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’Homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes", soutient-il. Mais dès décembre 2007, ces déclarations sont mises à mal par la visite très controversée du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi (Fait dénoncé par Mme Yade Rama depuis "mutée" au sous-secrétariat aux sports....)
la preuve sur son site de campagne:
http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?id=05_droits_de_l_homme
La visite du chef de l'Etat au Kazakhstan, pays dont le bilan démocratique est plus que mitigé, provoque également des remous parmi les associations de défense des droits de l'Homme.
Encore une fois il y a loin de la parole aux actes....
Publié le 21/09/2009 à 11:13 par lovichimodem
François Bayrou a réaffirmé sa solidarité avec les producteurs laitiers, en demandant de "changer de politique", et en rappelant la nécessité impérative de régulation et d'organisation de la production.
"
La preuve est faite que la dérégulation dans ce secteur d'activité, c'est la mort de l'agriculture parce qu'elle ne peut pas supporter les à-coups de marché qui font que les prix s'effondrent", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques.
"Il n'y a qu'une solution possible : l'organisation de la production", a-t-il assuré, jugeant que "
l'abandon des quotas laitiers est une catastrophe".
La grève du lait est "un mouvement européen, un mouvement qui appelle à une prise de conscience de l'urgence de la situation. Il faut changer de politique pour sauver quelque chose qui est infiniment précieux pour la France", a encore rappelé François Bayrou, soulignant que le déversement de milliers de litres de lait était un "crève-coeur" pour les agriculteurs.
Alors que "les prix du lait ne couvrent pas le coût de revient", les producteurs "sont désespérés et ne voient plus d'avenir pour beaucoup d'entre eux
Ce n'est pas rien les hommes politiques doivent en tenir compte!
N'est-il pas regrettable, que la France qui prône, à juste titre, un modèle d'élevage à taille humaine, équilibré, vivant,
importe près de la moitié du lait bio consommé sur le territoire national ?
N'est-il pas dommage, par exemple, que la France qui a des exploitations sur l'ensemble de son territoire, privilégie la consommation de lait UHT longue conservation qui peut être produit partout au détriment du lait frais pasteurisé qui doit être local et assure une clientèle de proximité, fidèle,comme en Angleterre.
Dans certaines circonstances, quelques producteurs pourraient aussi envisager de se soustraire aux conditions imposées par les industriels et la grande distribution en osant la vente directe.
Donc en plus de la régulation, une véritable politique globale du lait peut-être mise en place, et par exemple les régions peuvent avoir un impact sur ces trois derniére solutions.
Marien Lovichi
Publié le 12/03/2009 à 12:00 par lovichimodem
Nous pourrions nous demander ce qu’une entreprise qui s’est construite avec les deniers publiques et privatisée à bon compte, fait de ses bénéfices?
Plus de 14 milliard de bénéfice pour Total, avec comme remerciement pour ses bons petits soldats: une vague de licenciements…
Total verse aux actionnaires 40% de ses bénéfices (dont une partie importante va aux fonds souverains de pays étrangers…).La France touche une partie minime de ces bénéfices.
Nous prônons au MoDem un capitalisme responsable ça veut dire qui a des règles
Bien des élus UMP tendance Sarkozy nous disent que si Total fait 14 milliards de bénéfice il en paye autant en impôts:
De qui se moque-t-on ? Les impôts de Total en France correspondent à son activité Française donc à moins de 500 millions.
Par contre Total s’appuie bien sur la France et sa diplomatie pour obtenir moult marchés, la France, elle, s’est privée d'une manne financière gigantesque, et d'un outil d'influence et de défense de ses intérêts sans égal. Voila ce qui se passe lorsque l’on fait de la politique à courte vue.
Actionnaire à 50 % l’état satisfaisait Bruxelles , et pouvait jouer le rôle d’arbitre sur les bénéfices de Total , comme par exemple , désendetter l’état et avec les économies s’orienter vers une politique énergétique responsable tournée vers plus écologie.
Marien
Publié le 03/02/2009 à 12:00 par lovichimodem
En favorisant le réacteur nucléaire EPR, le gouvernement Sarkozy donne des gages à l’industrie du BTP et au lobby nucléaire et tourne le dos au formidable moteur économique que sont les énergies propres.
Pas seulement le marché des éoliennes, mais également, le développement des unités de méthanisations ou les hydroliennes ou bien encore du solaire.
En s’engageant résolument et invariablement sur la voie du nucléaire, nous ne cherchons pas a changer le mode de consommation électrique très énergétivore de la population (car dépendante d’une électricité artificiellement basse,vue que le financement des centrales n’est pas inclus dans le prix de vente…)
Nous ne profiterons donc pas du plan de relance pour développer l’emploi du secteur des énergies renouvelables qui est pourtant un des rares secteur très peu délocalisable!
Lorsque vous en serez à voter tachez de vous souvenir des propositions des uns et des autres et arrêtez de dires que les politiques sont blancs bonnets et bonnets blancs.
Nous construisons une troisième voie, une société plus humaniste.
Marien
Publié le 13/01/2009 à 12:00 par lovichimodem
Si le Président de la République devait confirmer aujourd'hui sa volonté de voir disparaître le juge d'instruction, ce n'est pas tant la mesure que la forme et l'esprit dans lesquels elle est prise qui appelle à la révolte et à la très grande inquiétude sur les dérives autocratiques du pouvoir actuel.
Après la réforme de l'audiovisuel public, le fichage généralisé, cette réforme qui n'a aucun caractère d'urgence participe d'un ensemble cohérent qui n'a pour seul objectif que de verrouiller l'appareil démocratique et favoriser une certaine délinquance, notamment politico-financière en toute sécurité. La suppression du juge d'instruction vient donc en quelque sorte coiffer cet édifice afin de disposer d'une justice aux ordres, après avoir construit un système de contrôle direct et indirect des médias.
Les juges d'instruction seraient ainsi remplacés par un système dans lequel l'instruction serait confiée au Parquet qui demeure sous le contrôle du Garde des Sceaux, donc du Président de la République : c'est-à-dire un contrôle politique. Dans la mesure où d'ores et déjà la constitution de partie civile a été considérablement réduite, cela signifierait qu'en réalité, plus aucune affaire politico-financière ou aucune affaire déplaisant au pouvoir ne pourrait faire l'objet d'une instruction en France.
Avec la réforme du Code des Marchés Publics qui relève le seuil des procédures formalisées à plus de 5 millions d'euros HT pour les marchés de travaux et qui permettra donc des négociations directes avec les entreprises et qui supprime la Commission d'Appel d'Offres dans les administrations de l'Etat et les établissements hospitaliers, les portes sont ouvertes pour le retour à l'affairisme d'Etat. Toutes les mesures actuelles contribuent ainsi à dépénaliser le droit des affaires et plus généralement la délinquance en col blanc et, d'autre part, à renforcer le pouvoir de l'exécutif sur tous les contre-pouvoirs, à commencer par la justice.
Corinne Lepage
Présidente de CAP21 et Vice-Présidente du MODEM
Avocat à la Cour d'Appel de Paris
Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris
Publié le 10/10/2008 à 12:00 par lovichimodem
Les sénateurs centristes opposés à la modification de la loi SRU prévue par Mme Boutin
Les sénateurs centristes ont annoncé jeudi qu'ils s'opposeraient à la modification de la loi SRU --qui oblige les communes à avoir 20% de logements sociaux-- prévue dans le projet de loi sur le Logement qui vient en discussion au Sénat mardi.
Le groupe Union centriste précise dans un communiqué qu'il déposera un amendement au texte de Christine Boutin "afin d'en supprimer l'article 17" qui "propose d'intégrer dans le décompte des 20 % de logements locatifs sociaux, les logements financés à l'aide de prêts destinés à l'accession à la propriété --Pass foncier, PSLA-- ".
Le groupe "s'élève contre cette mesure qui, non seulement compromet l'efficacité de la loi SRU, mais aussi rompt avec son esprit".
L'objectif de cette loi "est à la fois d'inciter les communes à produire davantage de logements locatifs sociaux et d'encourager une répartition plus équilibrée du logement social sur le territoire".
"Revenir sur cet objectif serait incontestablement perçu comme un abandon d'une politique du logement ambitieuse et volontaire", insiste-t-il.
La gauche sénatoriale est également opposée à cet article du projet de loi. Dans la nouvelle configuration politique du Sénat, issue du scrutin sénatorial du 21 septembre, l'UMP a besoin des centristes pour être majoritaire.
En avril 2008 le Sénat avait supprimé la même modification de la loi SRU, à l'époque proposée par le biais d'un amendement du député Patrick Ollier (UMP) à un projet de loi Borloo sur le logement.
AFP 2008
Publié le 08/10/2008 à 12:00 par lovichimodem
L’année 2007 aurait pourtant dû alerter les golden boys de Wall Street ainsi que les attentifs et soucieux responsables de ce monde sur l’ampleur d’une crise sans précédent. Le prêt hypothécaire « Subprime », octroyant la capacité à n’importe quel agent de pouvoir emprunter en se cautionnant sur la valeur du bien acquis, était une quadruple bombe à retardement :
Là on découvre que le Chef que nous avons élu, était un sacré visionnaire de celui qui fût aussi ministre du budget et ministre des finances. Voici une de ses promesses de 2007 alors que déjà la crise financière s'annonçait et que la crise de l'immobilier était enclenchée depuis un an... à déguster, en provenance du site de l'UMP
« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endet¬tés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'État intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades. »
« Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. »
« Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants. »
Ces phrases sont des promesses de campagne de Mr Sarkozy,fin amateur de la culture Américaine, une telle vision politique fait froid dans le dos!
Finalement je préférais largement un Chirac qui avait comme modèle le Japon, qui a lui aussi subit une crise immobilière il y a 20 ans, dont l’économie a mis 15 années à s’en sortir…
Un Chirac qui ne s’alignait pas systématiquement sur les USA y compris en ce qui concerne la politique étrangère
Publié le 19/09/2008 à 12:00 par lovichimodem
La chute de popularité de l'UMP risque de se voir amoindrie par le chantier du redécoupage des circonscriptions législatives.
Nous avons là, un certain Marleix Alain, soit disant pas marlou.. .qui de manière parfaitement neutre,(alors qu'il est secrétaire national des élections à l'UMP) irait nous concocter des circonscriptions représentatives de la population Française .
Nous avons le droit d'y croire, d'autant que les trois magistrats et les trois personnalités de la commission sont toute nommées par le président... Remarquez que si c'est pour mettre des gens de gauche à la manière de Lang, autant les laisser faire, puisque de toute façons avec lui se serait oui à tout, rappelez-vous la réforme de la constitution.
Mais bon,supprimer des circonscriptions du Nord très à gauche pour en recréer dans le Sud,très à droite du fait de la moyenne d'age de la population,on ne peut pas appeler cela un équilibre démographique et démocratique.
Il ne faut pas surestimer l'impact global du charcutage électoral qui sera impuissant à mettre à l'abri l'UMP d'un désaveu électoral surtout si nous au MoDem sommes capable de proposer un projet d'adhésion à la population et une vraie alternative à la gauche comme à la droite.
Publié le 28/08/2008 à 12:00 par lovichimodem
Le gouvernement de Mr Fillon (et non pas de Mr Sarkozy comme je l’ai souvent lu…), a mis en place une promesse présidentielle, le RSA.
Le Revenu de Solidarité Active, est une bonne mesure, mais financée par un nouvel impôt sur les classes moyennes. Quoiqu' en dise Mme Parisot, les riches ne sont pas concernés - ils ont le bouclier fiscal qui les exonère de cet impôt.
Reste une question qui me taraude: faire travailler des rmistes avec un complément afin qu’ils ne perdent pas d’argent, pourquoi pas; mais le smicard qui travaille depuis toujours, ne va-t-il pas être tenté de faire une « pause », afin de profiter du RMI, puisque après il retrouvera un travail dans des conditions équivalentes?
La nature humaine est ainsi faite, les profiteurs ne sont pas que chez les riches, ni les gens bien du reste.
Coluche disait
: « Si on écoutait ce qui se dit, les riches seraient les méchants et les pauvres seraient les gentils. Alors pourquoi tout le monde veut devenir méchant ? » Et puis donner un peu plus d’argent pour que les gens soient incités à retravailler c’est bien, mais il faudrait le faire par un abaissement des charges, avec la mise en place de la TVA sociale, afin qu’une augmentation de revenu profite à
tous les salariés.
En somme, c’est bien le différentiel qu’il y a entre les minima sociaux (qui ouvrent toutes les aides APL, Tarif EDF privilégié, bons CAF divers etc.) et le SMIC qui pose problème. Et bien soit, nous devons abaisser le seuil d’obtention de ces aides pour que ce différentiel ne soit plus, soit au contraire en supprimer un certain nombre afin de mieux répartir avec les moyens que l’on a.
Je m’explique sur ce dernier point: en ce qui concerne l’APL par exemple, elle peut être versée pour l’acquisition d’un logement; est-il bien moral que de l’aide publique serve à financer un bien privé? Si nous redistribuons cette aide uniquement sur des loyers, nous toucherions plus de monde. Certes, en période de crise immobilière, la mesure ne plait pas. Je ne suis pas plus pour les logements type Robien subventionnés par nos impôts qui permettent aux plus riches de se voir financer par l'Etat 60% de leurs acquisitions.
On le voit, le RSA est une aide de plus financée par un impôt de plus et qui risque de coûter plus cher qu’il n’y parait.
Nous aurions dû redistribuer les cartes des aides que nous avions, autrement.
Marien Lovichi