corine Lepage et Cap 21
Publié le 17/11/2009 à 16:32 par lovichimodem
Appel du Panthéon
Paris, le 14 novembre 2009
Nous lançons aujourd’hui le club Terre Démocrate pour agir et permettre à tous ceux qui se disent « Que puis-je faire» ? de trouver un lieu pour faire.
Le constat et la critique n’ont d’intérêt que s’ils sont suivis d’actes.
Face :
- aux défis immenses auxquels nous sommes individuellement et collectivement confrontés,
- à tous ceux qui n’ont pas pris conscience que la terre est finie,
- à une démographie galopante et une réduction des terres cultivables qui produisent déjà 20 millions de réfugiés climatiques qui seront 200 millions en 2050,
- aux Tartuffe ou aux irresponsables qui croient que la croissance va continuer de manière infinie comme le Général Nivelle qui voulait « attaquer jusqu’à la lune »,
- aux spéculateurs qui ont provoqué, par souci de lucre personnel, une crise financière assumée par les contribuables trois fois : une fois en tant que contribuable, une fois en tant que victime d’une spoliation et une fois en tant que transmetteur d’une dette qui sera payée par leurs enfants,
- à une agriculture intensive et un emploi de produits toxiques qui appauvrissent les sols et les rendent incultes tout en détruisant les conditions de vie des agriculteurs,
- à un pillage sans contrepartie des richesses naturelles notamment celles venant de pays émergents,
- à la réduction incessante et programmée de nos libertés au nom de la sécurité quand ce n’est pas au nom de la haine de l’Autre,
Que dire à nos enfants sans emploi, à nos aînés sans espoirs, à nos congénères sans avenir ?
Nous ne pouvons pas nous contenter de changer la règle du jeu. Il faut aller beaucoup plus loin et changer le logiciel.
Partout, des femmes et des hommes ont compris qu’il ne faut pas attendre du sommet les solutions qui viennent d’autant moins que des responsables politiques du monde entier sont aujourd’hui suspectés d’être les complices d’un système, a minima, non vertueux. Dans tous les pays, trop nombreux sont ceux, qui poursuivis ou condamnés pour corruption, trafics en tous genres et convaincus d’entretenir des liens étroits avec de grands groupes financiers et industriels contribuent à la disparition progressive de la notion d’intérêt général.
En réponse aux dénis de réalités et aux dénis de République, ils inventent un futur viable. Ils osent imaginer ce qui n’existe pas encore. "Nul ne leur a dit que c’était impossible, alors, ils l’ont fait"(B.Shaw)
C’est à cette aventure que vous convie Terre Démocrate : participer directement à la naissance de ce monde nouveau. Nous ne sommes ni un tremplin pour les élections, ni une boite à idées théoriques déconnectées de la vie quotidienne. Nous voulons remplacer les mots par des actes et mettre l’imagination au pouvoir, permettant tout simplement aux bonnes pratiques de chasser les mauvaises.
Nous appelons nos concitoyennes et nos concitoyens à reprendre espoir et assumer leur destin, tout simplement en admettant leur propre capacité à animer un réseau social et politique local, allant du bas vers le haut. Il s’agit seulement de mettre en réseau les initiatives dans tous les domaines de la vie, afin de les partager et d’assurer une cohérence entre elles et de changer les règles de droit pour permettre leur généralisation.
Nous appelons nos concitoyennes et concitoyens à reprendre leurs désirs en main pour devenir des consommateurs responsables et réellement libres de leurs choix, non du temps de cerveau disponible.
Notre projet est simple : la construction progressive et démocratique d’un nouveau modèle de développement, de manière pragmatique et dans un esprit de justice. Nous ne sommes pas naïfs.
Un tel projet se heurtera à deux obstacles de taille :
- les intérêts économico-financiers en place qui agissent pour gagner du temps et maintenir leurs privilèges le plus longtemps possible, quelles qu’en soient les conséquences,
- les structures partisanes auxquelles la nouveauté et la décentralisation effective font peur .
Nous appelons à la création de sections locales de Terre Démocrate sur une plateforme commune dédiée au changement : changement individuel dans nos modes de vie et de consommation, changement dans la vie de nos territoires, changement de nos modes de production. Il s’agit de changer les rapports de force qui aujourd’hui affaiblissent à tous les niveaux le système démocratique.
C’est de la base que viendra le renouveau et la preuve que les citoyens sont capables de construire un monde nouveau, un projet collectif juste, écologique, social, laïque et démocratique pour contribuer à faire de notre planète une Terre Démocrate.
Les membres fondateurs de Terre Démocrate.
Publié le 21/10/2009 à 09:55 par lovichimodem
Après les multiples pressions et attaques contre l'AFP ces derniers mois,
l'UMP, par l'intermédiaire de son fidèle « aboyeur de service » en a rajouté
une couche ce matin sur RTL en s'en prenant cette fois-ci à la
quasi-totalité des médias qui, selon lui « chercheraient à détruire Nicolas
Sarkozy ». A l'évidence, le pouvoir en place, confronté à de multiples
difficultés, tente de se dédouaner sur les journalistes en jouant la
partition du complot et de la victime. Le gouvernement semble oublier qu'il
doit être garant de la liberté, de l'indépendance et du pluralisme de la
Presse. Malheureusement le feuilleton des atteintes aux libertés de la
presse n'en est ni a son premier ni à son dernier épisode.
On aurait pu croire à un dérapage de M. Lefebvre d'autant plus déplacé que
son silence plus que pesant sur le plateau d'Yves Calvi le disqualifie
totalement pour se plaindre du traitement médiatique de l'affaire
Mitterrand. Mais en réalité cette attaque, qui relève d'une conception
totalitaire et non démocratique de la société, rejoint les agressions qui
tombent en rafale sur la justice (CSM, suppression du juge d'instruction,
réduction massive des pouvoirs et moyens des chambres régionales des
comptes....) sur les libertés publiques (fichage à tous les niveaux
notamment...). Tout se passe comme si l'élection de David Douillet était un
test réussi qui permettait de s'affranchir de toute limite au motif que
l'électorat de Poissy n'aurait pas manifesté de mauvaise humeur après
l'affaire de Jean Sarkozy.
Mais la vraie question est celle de savoir si nous ne sommes pas en passe de
changer de régime politique.
Corinne Lepage
Eurodéputée, Présidente de CAP21 et vice-présidente du Mouvement Démocrate
Publié le 03/10/2009 à 17:06 par lovichimodem
Publié le 24/09/2009 à 21:02 par lovichimodem
Onze ONG lance l'ultimatum climatique :
-
Greenpeace
- WWF
- Action contre la Faim
- Fondation Nicolas Hulot
- Care
- FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme)
- Les Amis de la Terre
- Médecins du Monde
- Oxfam
- Réseaux Action Climat
- Secours Catholique
A Copenhague, au mois de décembre 2009, les dirigeants du monde entier devront se mettrent d'accord pour faire face à l'urgence climatique.
Faites pression sur Nicolas Sarkozy et les autres chefs d'Etat pour qu'un accord ambitieux puisse voir le jour.
Signez l'appel de Copenhague :
http://www.copenhague-2009.com/
Publié le 10/09/2009 à 19:08 par lovichimodem
Le sacro-saint PIB constitue depuis longtemps le baromètre de la richesse des nations. Il évalue la production d’une économie nationale à savoir l’activité transitant par le secteur marchand.
Comme le souligne justement le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental sur les indicateurs du développement durable et l’empreinte écologique présenté en juin par Philippe le Clézio, à aucun moment, celui-ci :
Ne prend en compte la qualité de la vie
Ne comporte d’indication sur la manière dont la richesse se répartit
Ignore les atteintes à la santé et l’environnement
Ignore l’épuisement des ressources naturelles
Dans les années 1920 des économistes reconnaissaient déjà la nécessité de prendre en compte les effets de l’activité sur les ressources épuisables comme Arthur Cecil PIGOU dans son ouvrage « L’économie du bien-être ». Celui-ci recommandait à l’Etat d’intervenir par le moyen de taxes ou de commandements à réparer pour corriger les effets négatifs induits par la production d’une entreprise comme la pollution. Il est en quelque sorte l’inventeur du principe pollueur-payeur.
La question de l’évaluation de notre mode de développement sous l’angle du développement du bien-être collectif et individuel est désormais incontournable mais malgré la déclaration d’Istanbul de juin 2007 entre l’OCDE, le PNUD et la Banque Mondiale, rejoints par le Fonds Monétaire International, aucune solution ne fait aujourd’hui consensus au plan mondial.
En France, le Grenelle de l’Environnement dans son groupe de travail n°6 évoque la mise en place d’indicateurs agrégés tels que le PIB vert, l’empreinte écologique, le capital public naturel ou l’indicateur de développement humain. Le PIB Vert ou produit intérieur net ajusté de l’environnement oblige à une évaluation monétaire des dégats de l’activité humaine sur l’environnement mais aussi des bénéfices économiques apportés par l’environnement
Aussi rejoignez le groupe face book "NOPIB"
et pour plus d'informations:
http://www.nopib.fr/
Publié le 25/03/2009 à 12:00 par lovichimodem
MERCI DE PRNDRE NOTE DE CE TEXTE DE Mme LEPAGE vice présidente du Mouvement Démocrate (MoDem)
Le projet HERISSON risque de faire couler autant d'encre que le fichier EDVIGE et ce d'autant plus qu'il convient de le rapprocher du projet de loi HADOPI.
De quoi s’agit-il ?
Hérisson signifie Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées. Un appel d'offres avait été lancé en 2007 par la délégation générale de l'armement avec pour objet, la conception, réalisation et évaluation d'une plate-forme dédiée au traitement des sources ouvertes pour le renseignement militaire d'intérêt stratégique.
Il s'agit en réalité de surveiller tous les réseaux avec des technologies extrêmement poussées permettant le cas échéant de surveiller en réalité tous les acteurs du Web, en dehors de tout contrôle. En effet, le système s'intéresse à tous les contenus qui transitent sur les chats IRC, les mailings liste les forums, les réseaux sociaux, les newsgroups, les flux RSS, les blogs, podcasts, et les systèmes P2P , le système peut également gérer tous les e-mails et tous les formats de telle sorte qu'il n'y a plus aucun secret de la correspondance. Les radios et télévisions sont également visées puisque quel que soit le contenu (texte , image, son et vidéos), Hérisson peut les suivre. Il peut même faire mieux. En effet il accède aux caractéristiques brutes et aux métadonnées d’une image, peut identifier une personne dans une vidéo . Il peut bien sûr reconstituer les liens cachés et prendre ainsi en compte la problématique du Web invisible.
Toutes les informations sont ensuite stockées, mises à jour, archivées et peuvent être exploitées par un moteur multicritère.
Ainsi, non seulement les messages, l'image d'une personne pourront être aisément fichée par hérisson mais encore, les liens de cette personne avec d’autres qu'elle aura ou non choisis pourront faire l'objet de toute une série d'extrapolation. Bien sûr, personne ne peut être opposée à ce que la défense nationale ne fasse évoluer ses moyens de contrôle de la sécurité nationale mais la difficulté vient précisément de ce que aucune assurance n’existe bien au contraire que cet immense instrument de contrôle ne sera pas utilisé à d'autres fins. Pensons un instant au nouveau rôle d’internet dans les campagnes politiques !
En réalité, c’est bien une société de surveillance généralisée qui se met en place. Ainsi, rappelons qu’en novembre 2008 Xavier Darcos et Valérie Pécresse avaient chacun lancé, un appel d'offre, respectivement d'un montant de 100.000 et 120.000 euros dont l'objet est «la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche». La veille devait porter sur l'Internet ainsi que sur la presse écrite, les dépêches d'agence de presse, les baromètres études et sondages
Selon le cahier des clauses particulières, il s'agissait notamment d'«anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise», d'«alerter et préconiser en conséquence» ou encore de «repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence….
Le projet de loi HADOPI qui permet la riposte graduée, est contraire au demeurant à une résolution votée le 10 avril 2008 par le Parlement européen qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."
Lors des Assises du numérique, le président de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l'Hadopi s'est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an.
Pour les envoyer, il faut connaître l'adresse IP de l'abonné, et demander l'adresse e-mail correspondante au FAI. Pour mettre en oeuvre la riposte, le nom de l’internaute devra être inscrit dans un registre communiqué aux fournisseurs d'accès à internet. Or par le passé, la CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu'il a causé est réparé Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l'abonné n'ait la possibilité de mettre fin au dommage qu'il a causé par sa négligence. Pour cette raison, la CNIL a rendu un avis très réservé sur le projet Hadopi en termes d’opportunité et pour des raisons juridiques en raison de l’absence de proportionnalité entre l’atteinte à la vie privée (collecte de masse d’adresses IP, coupure de l’accès Internet) et le respect du droit de propriété (la protection des ayants droit), via une base de données personnelle monstre.
Ainsi, ce fichage des les internautes qui se met en place vient s'ajouter aux 45 fichiers déjà existants sans compter les 12 qui sont en préparation (contre 34 en 2006). Près de 8 millions de personnes sont aujourd'hui répertoriés dans les fichiers STIC et JUDEX , dont des victimes, des témoins et des personnes innocentées.
Il est clair qu'au nom de la sécurité , qu'elle soit intérieure ou extérieure, nous sommes en train d'entrer dans une société de surveillance généralisée dans laquelle non seulement les organes de contrôle, à commencer par la CNIL n’ont pas les moyens nécessaires pour remplir leur mission, mais de surcroît ne sont pas suivies quand il donne des avis négatifs et ne sont même pas consultés pour les menaces les plus graves comme le projet HERISSON.
Il ne reste plus qu’ aux citoyens de défendre leur liberté
Publié le 05/01/2009 à 12:00 par lovichimodem
Suite à une montée rapide du niveau des eaux, la Gaffière, cours d'eau qui traverse le site nucléaire de Tricastin, a inondé plusieurs locaux dans la nuit de dimanche à lundi.
Le MoDem,via Cap21, parti politique dont la vice-présidente est Corinne Lepage, exprime son étonnement et son inquiétude concernant le caractère inondable de ces installations...
Et comme d'habitude, en France, la radioactivité n'est pas nocive. Plus de 20 ans après la catastrophe de Tchernobyl, nos responsables de la sécurité nucléaire persistent à nous prendre pour des imbéciles,aucune information dans les journeaux sur cette innondation!!!
Cet été,360 kilos d'uranium ont été rejetés,et traité par dessus la jambe avec des réponses du style " le rejet ne présente pas de risque sanitaire immédiat" ou encore qu'il relève "d'un incident industriel classique".
L'agence de sécurité nucléaire (ASN) ne remplit en aucun cas son mandat de transparence. Alors oui il faut le dire l'Uranium est dangereux et les poissons ne s'arrêteront pas aux frontières fluviales de La Gaffière ou de l'Auzon.
Il devient donc urgent de prendre au sérieux les études indépendantes réalisées notamment par la Criirad pour enfin en informer les populations du sud-est."
Publié le 24/06/2008 à 12:00 par lovichimodem
Nous pouvons épiloguer sur le non des Irlandais, leur manque de reconnaissance à l’égard d’une Europe qui a transformé leur niveau de vie ; il n’en demeure pas moins que le fait que pour la troisième fois, un peuple européen réponde par la négative à la proposition de constitution puis d’accord simplifié pose une question de fond qui ne peut être esquivée. Pourquoi les peuples d’Europe ne se retrouvent pas dans un projet européen qui est pourtant le seul projet fédérateur contemporain, fondé sur des valeurs communes, une histoire partagée et qui s’est révélé positif en terme économique pour lesdits peuples ?
Tout d’abord, il est évident qu’un texte aussi complexe, illisible, écrit par des technocrates pour d’autres technocrates ( 272 pages en petits caractères 3000 pages d’annexes) ne peut que très difficilement passer le cap d’un referendum. Tout citoyen veut comprendre ce qu’il vote et force de constater que dans le cas de l’espèce, c’était mission impossible. Mais cette explication n’en n’est pas réellement une. La vraie question est comment avons-nous pu imaginer de construire l’Europe sans ses peuples, a fortiori contre leur volonté ?
Car, n’être capable de proposer qu’un texte abscons et sans aucune âme, sans que les européens sachent quelles valeurs et quel avenir leur est proposé est en soi un échec.
Cet échec signe aussi celui d’un écart croissant entre les fondamentaux qui ont guidé les pères fondateurs et les réalisations. Notre Europe est devenue à vocation purement économique, fondée sur l’idée que le bonheur des peuples était indexé sur leur taux de croissance. Certes, les programmes universitaires, les réalisations culturelles, et plus récemment l’accent mis sur les développement durable ont constitué des efforts considérables pour instiller d’autres projets que la compétitivité européenne, certes indispensable dans un monde de compétition , mais qui n’ont jamais fait rêver personne. La notion d’identité, la peur d’être broyé dans un système mondialisé dans lequel l’Europe a été présentée comme un outil d’accélération et non comme un instrument de protection , la perte de tout sens au projet européen ont constitué autant de raisons de se méfier de l’Europe .
Cet échec signe surtout le fossé croissant entre les peuples et leurs décideurs. Si la quasi-totalité des gouvernements ont décidé de faire voter le traité simplifié par leur Parlement et non par leur peuple, c’est précisément qu’ils avaient peur d’un échec et que le souci de l’efficacité dans le fonctionnement des institutions l’a emporté sur l’aspect politique et prospectif du projet européen. Et c’est justement là que le bât blesse. Les politiques craignent la réaction des peuples européens à la construction européenne ou plutôt à ce qu’elle est devenue. Mais si un certain nombre des lois votées par nos Parlements étaient soumis à referendum , n’en irait-il pas de même ? Très probablement , oui. Dès lors, la question qui est posée est celle savoir comment ce divorce croissant est justifié ? Certes, le courage politique consiste à sa voir précéder son opinion publique et donc supporter dans certains cas, une discordance avec les souhaits de la société. Mais, cette affirmation est subordonnée à deux conditions :
disposer de toutes les garanties pour ne pas se tromper car ce genre de situations ne laisse pas la place à l’erreur
ne pas faire de ce cas une généralité c’est-à-dire considérer que la politique devient un passage en force systématique.
Si tel est le cas, deux situations sont envisageables :
soit la pédagogie et l’explication sont défaillants et le remède est relativement aisé à trouver
soit les décisions ne sont pas explicables , pas justifiables et dans ce cas, la question est celle savoir pourquoi elles sont prise, car elles ont une raison d’être.
Dans tous les cas de figure, cette situation n’est pas tenable et le non irlandais en est une illustration.
La réponse peut être technique. La poursuite de la ratification du traité simplifié par les Parlements pourrait conduire, dans le meilleur des cas , à une ratification de tous sauf l’Irlande. Dans ce cas, soit une pression serait exercée sur ce pays pour le faire revoter, sans que le succès soit pour autant assuré, soit le blocage serait constaté .
Mais, dans tous les cas, la réponse technique n’épuisera pas le sujet. Le mal est beaucoup plus profond ; faute d’avoir pu écrire en 3 pages les grandes lignes de ce que devait être le projet européen et les moyens d’y parvenir, les gouvernements ont exclu d’office tout envie d’Europe des peuples qui en étaient les fondateurs. Recréer l’envie d’Europe impose d’être sûrs d’un partage de valeurs, du respect des identités nationales et d’un projet fédérateur. Si nous n’y parvenons pas, alors il faudra revenir à une Europe à géométrie variable, avec des projets précis sans aucune capacité de peser sur le destin du monde. C’est tragique au moment même où les crises que nous vivons imposeraient une Europe puissante capable de peser entre la Chine et les Etats-Unis. Mais faute d’avoir compris que sans valeurs partagées et sens , le projet européen était condamné à l’échec, nous avons manqué l’essentiel. Nous ne sommes pas condamnés à rester dans cette situation.
Nous avons un destin commun et une responsabilité particulière au regard de l’avenir de la planète, dans la création d’un modèle éthique de développement durable. A nous tous de rendre l’Europe désirable , ce qui ne sera pas le moindre defi.
Chronique France Culture du lundi 16 juin
Publié le 16/05/2008 à 12:00 par lovichimodem
Communiqué de presse - 14/05/08
CAP 21 se réjouit de ce que la démocratie l’ait emporté dans le cadre du vote de la loi OGM, l’absence des députés UMP dans l’hémicycle traduisant leur souhait, pour beaucoup d’entre eux, de répondre à l’attente de 82 % des Français qui ne souhaitent pas de loi laxiste sur les OGM.
En revanche, CAP 21 s’étonne des propos qui ont été tenus selon lesquels les termes de la loi seraient dus au cadre strict de la directive communautaire.
CAP21 tient tout d’abord à rappeler qu’en l’état actuel des choses la protection des Français au regard des OGM est très inférieure à celle que garantit la directive 2001/18 : pas de droit à l’information, pas d’étude sur la santé rendue publique, pas d’étude des milieux récepteurs, pas de responsabilité.
En second lieu, CAP21 tient à rappeler que la directive laisse de nombreuses possibilités de transcriptions et, la comparaison de la loi espagnole et de la loi allemande démontre très clairement que l’on peut avoir soit une lecture laxiste (70 000 hectares d’OGM cultivés l’année dernière), soit une lecture rigoureuse comme l’Allemagne où quasiment aucune parcelle d’OGM n’est cultivée.
CAP21 demande que la démocratie soit respectée et qu’un nouveau texte soit élaboré permettant un véritable débat parlementaire et non pas le simulacre de démocratie auquel il faut s’attendre avec le recours à la Commission Mixte Paritaire
[FONT=Courier][COLOR=red]Cap21 est membre fondateur du MoDem avec l'UDF