La hausse des prix des céréales correspond grosso modo à la réponse de berger à la bergère avec malheureusement en toile de fonds des peuples qui souffrent et des être humains qui périront de malnutrition.
Dans notre monde globalisé, quand la demande pour un produit est supérieure à l’offre, c’est partout dans le monde que la hausse des prix se ressent. Après le pétrole, les métaux, c’est aujourd’hui nos matières premières les plus sensibles et les plus vitales qui manquent : les céréales, base de toute l’alimentation humaine.
Depuis six mois, les prix augmentent effectivement (+60 % sur un an selon The Economist) De nombreux pays ont ainsi vu leur population provoquer récemment des "émeutes de la faim
Le phénomène s’amplifiera dans les pays non autosuffisants en nourriture, car la tentation protectionniste ("gardons notre nourriture chez nous") est grande dans les pays producteurs. Nombre d’entre eux (Argentine, Inde, Russie...) ont ainsi déjà instauré ou augmenté les taxes à l’exportation sur les céréales. Certaines denrées sont même purement interdites à l’exportation.
C’est là que l’on perçoit le retard des pays africains en terme de développement agricole, la productivité des pays est moins importante que celle de la France dans les années 60!!
Les gouvernements africains doivent investir dans leur agriculture au lieu de vendre leurs richesses minières et acheter leur nourriture. Si l’Afrique utilisait les mêmes techniques, outils, engrais et moyens de transport que l’Europe et les États-Unis, elle pourrait nourrir ses habitants.
Le pétrole monte, le gaz monte, les richesses de la France sont les « labourage et pâturage », donc l’agroalimentaire, et cela tombe bien pour nous car, comme un fait exprès les pays les plus producteurs de pétrole, principalement ceux du golfe, sont tous en insuffisance alimentaire. (Seul Kadhafi cherche à rendre sont pays indépendant sur ce plan.).
Les émeutes de la faim, en particulier en Afrique, ont aussi une cause politique.
La seul « arme » de géopolitique souple, pour les pays riches c’est la nourriture aujourd’hui ils l’utilisent, bien sur officiellement nous parlons de pénurie.
Mais comme un fait exprès l’aide alimentaire de la France baisse pour la première fois depuis 2001…
Entre les pays producteurs de céréales et ceux de pétrole et de ressources minières, il y a aura ceux qui ne sont ni l’un ni l’autre et qui se retrouveront avec des famines majeures.
D’où la nécessité d’un grand plan de développement de l’agriculture africaine par la modernisation des outils de production, avec un retour à la terre gagnant pour tous ces petits agriculteurs chassé vers les villes par la pauvreté et un outils de production obsolète, un phénomène qui fut amplifié par l’envoi massive de tous ce que nous ne voulions pas consommer en Europe et qui rentre en concurrence avec les productions locales.
Nous avons une obligation morale d’aider ces pays dans la modernisation de leur économie, cela permettra aussi de réguler les flux migratoires.
F Bayrou disait « Garantir aux Africains qu'ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail »
Depuis que le monde est monde, chaque fois que les plus pauvres campent aux portes des plus riches, chaque fois la même mécanique se met en route : les pauvres, à pied, à la nage, en payant des passeurs, en rampant s’il le faut, les pauvres s’en vont chez les riches pour y trouver la subsistance de leur pauvre vie.
Tant que vous aurez les vingt pays les plus pauvres de la planète maintenus dans leur dénuement, à quelques centaines de kilomètres des dix pays les plus riches de la planète, vous aurez des vagues migratoires.
Il n’y a qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, que nous devrions imposer à la communauté internationale et à l’Europe : c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout.
Marien Lovichi