Publié le 13/06/2009 à 14:18 par lovichimodem
Le PS est malade frappé par le manque "d'équilibre des envies". Les uns ont trop envie de la présidentielle tandis que les autres n'ont même plus envie du pouvoir national tant ils sont bien retranchés dans leurs régions.
La publication du Conseil Politique de Ségolène Royal marque d'abord par les départs.
Il y a un repli sur un "quarteron de proches" avec les absences des leaders de son courant lors de la présidentielle 2007 + ceux de sa motion pour le Congrès de Reims. La raison : Ségolène Royal "n'en ferait qu'à sa tête". Il serait toujours possible de participer mais la décision elle seule la prendrait et bien à l'écart des recommandations ...
Cette paupérisation d'entourage a de quoi inquiéter. Sur ce point au moins, Ségolène Royal se rapproche de Françaois Bayrou.
C'est une situation qui illustre bien les travers du PS. Les uns ne pensent qu'à la présidentielle tandis que les autres ne pensent qu'à leurs territoires locaux.
Le PS collectivement n'a pas l'envie assez forte du pouvoir national ; c'est pourquoi il est aussi incapable de mener des campagnes nationales victorieuses. Dans les années 70, gagner le pouvoir national, c'était sortir du "purgatoire", pouvoir être traité autrement par le Préfet, s'émanciper du statut réducteur d'opposant permanent sans moyen en dehors du verbe.
Aujourd'hui, la situation est très différente. Pour les "barons locaux", le gateau existe et le pouvoir national serait la "cerise en plus". L'envie fait défaut. Difficile de se motiver dans ces conditions ...
François Bayrou est seul parce qu'il n'a plus d'élus locaux. Ségolène Royal s'isole parce que le PS a trop d'élus locaux. Sur des bases opposées, la rencontre se rapproche.
Publié le 11/06/2009 à 17:57 par lovichimodem
Des élections européennes décevantes, une remise en question de la gouvernance du Mouvement Démocrate, des interrogations sur les prochaines échéances électorales... les sympathisants, les militants et les électeurs plus généralement se posent aujourd'hui de nombreuses questions. Trois jours après le scrutin européen, François Bayrou a souhaité leur répondre
http://www.dailymotion.com/video/x9jr89_francois-bayrou-repond-aux-militant_news
Publié le 09/06/2009 à 18:17 par lovichimodem
S'il y a des leçons à tirer de ce scrutin, la première est celle de Corinne Lepage.
En effet nous n’avons pas assez martelé que l’écologie est partie prenante de notre projet, que nous sommes un parti centriste humaniste et écologiste.
Que nous avons dans notre charte fondatrice la notion de développement soutenable, que nous préférons à la notion de développement durable, le tout en prônant un modèle social plus juste.
La seconde leçon est que les verts auraient du, ou devraient être depuis longtemps un parti à 10-15% comme en Allemagne ou dans les pays du Nord, et que l’aberration n’est pas qu’ils fassent ces 15% maintenant, mais qu’ils ne les aient pas fait avant. Et ceci, parce que nous avons en France un reliquat d’extrême gauche marxiste à près de 12% tous partis confondus.
Les verts, à l’image de leur leader actuel, sont presque tous issus de cette mouvance d'extrême gauche.
Au gré des modes cet électorat s’interchange…
Nous sommes centristes et en tant que tel nous n’avons pas ce modèle à proposer pour l’économie.
Nous sommes centristes et écologistes depuis toujours, Cap 21 étant membre fondateur du MoDem, mais nous ne sommes pas à l’extrême gauche.
La dernière leçon est celle de François Bayrou, qui, tout en restant présidentiable à mes yeux, n’a pas voulu assez lâcher sa nouvelle génération politique comme il aime nous appeler…
Car quoiqu’il arrive et c’est cela la nouveauté du MoDem nous sommes nombreux, jeunes et fraîchement arrivés en politique, nous sommes là pour la relève, en tout cas, moi je serais là.
Pour moi, ces élections sont malheureusement un coup pour rien…
Car le Modem n’est pas encore suffisamment central malgré tout le travail des militants, et aussi et surtout parce que la majorité européenne PPE est sortie renforcée de ces élections et que pour le coup , cette majorité est Ultra-libérale…Donc un coup pour rien pendant 5 ans encore…
Marien Lovichi
Publié le 08/06/2009 à 00:15 par lovichimodem
Dimanche 7 juin au siège du Mouvement Démocrate, François Bayrou a déclaré qu'il prenait "sa part de responsabilité" dans le résultat de son parti : "Le résultat d'aujourd'hui est une déception. Il y a eu deux bons résultats électoraux: le maintien de l'UMP et surtout le grand succès des écologistes. De ce résultat, bien entendu comme président de ce mouvement, je prends ma part de responsabilité. Dans une campagne très dure, je ne suis pas parvenu à faire passer le message auquel j'étais attaché. J'ai pensé que l'on ne pouvait pas séparer les enjeux nationaux et les enjeux européens, je n'ai pas réussi à faire partager ce sentiment. Et je me suis laissé entraîner dans une polémique excessive qui a troublé."
"La vie c'est comme ça, ce sont des succès et des revers; les revers, s'il faut en tirer les leçons, je le ferai. Maintenant, les problèmes de tous les jours qui n'ont pas été abordés pendant cette campagne vont revenir. La crise, ce n'est pas en l'air, c'est dans la vie de toutes les familles. D'ici l'automne, si les choses ne se redressent pas, les conséquences seront de plus en plus dures et les Français les subiront de plus en plus directement dans leur vie. Ce qui m'a frappé aussi, c'est le regard dur que les électeurs portent sur les responsables politiques et leurs organisations. Le résultat en est à la fois une abstention très lourde et le vote écologiste dans une ambiance de grande émotion sur l'état de la planète. Il y a maintenant deux impératifs: proposer une autre vision de l'avenir et un autre chemin pour les problèmes concrets de la vie des gens et trouver une autre approche dans le comportement politique. Si cette élection européenne nous y oblige, elle n'aura pas été inutile ni pour nous ni pour les Français."
Publié le 29/04/2009 à 12:00 par lovichimodem
Article de Marianne du 29 avril 2009 ,de quoi avoir les bras qui en tombent!!!!
Si le président de la Société générale qui a démissionné ce matin, ne laisse aucun regret au Medef ou à l’Elysée, les traders de la banque, eux seront chagrin : malgré des pertes de la filiale de marché, ils toucheront 250 millions d’euros de bonus !
Daniel Bouton a fini par démissionner de la présidence de la Société générale. Si Nicolas Sarkozy peut triompher (il avait demandé sa peau lors du scandale Kerviel en janvier 2008), les traders vont sans aucun doute le regretter.
Bouton et le directeur général Frédéric Oudéa avaient déjà déclenché en avril un véritable scandale avec l’annonce d’un généreux plan de stock-options d’une valeur de 7,7 millions d’euros, destiné à son top management (ce qui avait provoqué un tollé suivi du retrait du plan). Mais il y a mieux, ou pire : selon nos informations, la Soc Gen va distribuer pas moins de 250 millions d’euros aux traders de sa filiale SG CIB, spécialisée dans les marchés spéculatifs, au titre de l’exercice 2008 ! Ce chiffre, provenant de sources syndicales, fait, certes, ressortir une baisse de 40 % à 50% par rapport à 2007, mais il demeure cependant plus que copieux pour une filiale qui a perdu 235 millions d’euros en un an. Et qu’en pense l’Etat qui a apporté 1,7 milliards d’euros de capital à la Société générale ?
2,5 milliards de pertes rn deux ans
SG CIB regroupe les activités de marché, de financement et de conseil en fusions-acquisitions du groupe et les équipes les plus impliquées dans la crise des subprimes de 2007. Or, les deux précédents exercices, 2007 et 2008, ont été les pires qu’ait connus la filiale, avec respectivement 2,2 milliards d’euros de pertes en 2007 (en partie dus à l’affaire Kerviel) et 235 millions de pertes essuyées l’an dernier. Or, en 2008, le groupe Société générale engrangeait, quant à lui, un bénéfice net de 2,77 milliards d’euros. Les quelque 12 000 salariés (7,7 % des effectifs du groupe) de SG CIB, pour la plupart des cadors recrutés dans les meilleures écoles d’ingénieurs, n’ont donc pas à se plaindre. Malgré un bilan assez catastrophique, ils ont toujours été les chouchous de Daniel Bouton qui soignait spécialement sa filiale CIB, véritable vache à lait du groupe, capable, au plus fort des années folles, de réaliser 40% des profits de la banque. Ce temps-là est révolu. Celui de Daniel Bouton aussi.
Publié le 09/04/2009 à 12:00 par lovichimodem
Colonna berger corse indépendantiste.
Quelques réflexions
Premier élément : la gravité extrême des faits. L'assassinat se situe au sommet de l'échelle des peines. Mais en plus, la victime était préfet en exercice. Deuxième élément : l'absence de preuves objectives, certaines, irréfutables: Aucune empreinte, aucune trace d'ADN, aucune image de vidéosurveillance ne démontraient la présence d'Yvan Colonna sur les lieux. Ajoutons à cela des témoins qui ne reconnaissaient pas l'accusé, néanmoins, en Corse, les témoignages ne sont pas souvent fiables
. L'accusation reposait sur les aveux des autres membres du commando, aveux rétractés depuis.
3émme élément, la fuite d’Yvan Colonna signant par là son crime ou sa certitude d’être le coupable tout trouvé.
Sur ces trois faits:
Il devait être acquitté ou condamné au maximum. Que l'accusé se réclame de l'idéologie nationaliste corse n‘a pas du arranger son tableau.
Néanmoins il me semble avoir lu dans le Canard enchaîné il y a quelques années (déjà) que ce crime pouvait être perpétré par la mafia et non pas les indépendantistes.
Avec pour toile de fond la transformation de la caserne militaire de Bonifacio en casino (blanchiment d’argent) et l’opposition à ce projet de Mr Erignac.
Il me semble « bizarre » que la seule fois où l’on entend parler du groupe indépendantiste « St Piero » soit la fois ou ce crime a eu lieu.
Plus jamais après et jamais avant…
Encore une fois, Colonna est-il ou non coupable ? Je n'ai aucune certitude personnelle sur la question. Une cour d'assises, a décidé par deux fois que oui, il était coupable.
Coupable de terrorisme certainement, il ne l’a jamais renié, pour le reste je fais confiance à la justice de mon pays.
Publié le 30/03/2009 à 12:00 par lovichimodem
En autorisant la production de rosé par assemblage de vin blanc et rouge, la Commission de Bruxelles commet en pré-campagne d’élections européennes une terrible erreur.
Dans notre belle région de Bourgogne, réputée pour l’excellence de ses vins, rien ne saurait autant faire bannir l’Europe technocratique que ce type de circulaire.
Déjà que nombre de nos électeurs ne se rendrons pas aux urnes, ce n’est pas avec ça qu’ils s'y rendront.
Et pourtant il le faudra, car cette circulaire qui je l’espère, sera combattue par nos ministres tout autant que par nos députés européens, montre que c’est de plus d’Europe dont nous avons besoin; et moins de technocrates.
Aussi, autant du vin rouge et du blanc ne fait pas du rosé, le Modem n’est pas un peu de bleu droitier et de rose gauchiste, c’est une autre alternative, pensez-y lors du prochain scrutin.
Marien
Publié le 25/03/2009 à 12:00 par lovichimodem
MERCI DE PRNDRE NOTE DE CE TEXTE DE Mme LEPAGE vice présidente du Mouvement Démocrate (MoDem)
Le projet HERISSON risque de faire couler autant d'encre que le fichier EDVIGE et ce d'autant plus qu'il convient de le rapprocher du projet de loi HADOPI.
De quoi s’agit-il ?
Hérisson signifie Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées. Un appel d'offres avait été lancé en 2007 par la délégation générale de l'armement avec pour objet, la conception, réalisation et évaluation d'une plate-forme dédiée au traitement des sources ouvertes pour le renseignement militaire d'intérêt stratégique.
Il s'agit en réalité de surveiller tous les réseaux avec des technologies extrêmement poussées permettant le cas échéant de surveiller en réalité tous les acteurs du Web, en dehors de tout contrôle. En effet, le système s'intéresse à tous les contenus qui transitent sur les chats IRC, les mailings liste les forums, les réseaux sociaux, les newsgroups, les flux RSS, les blogs, podcasts, et les systèmes P2P , le système peut également gérer tous les e-mails et tous les formats de telle sorte qu'il n'y a plus aucun secret de la correspondance. Les radios et télévisions sont également visées puisque quel que soit le contenu (texte , image, son et vidéos), Hérisson peut les suivre. Il peut même faire mieux. En effet il accède aux caractéristiques brutes et aux métadonnées d’une image, peut identifier une personne dans une vidéo . Il peut bien sûr reconstituer les liens cachés et prendre ainsi en compte la problématique du Web invisible.
Toutes les informations sont ensuite stockées, mises à jour, archivées et peuvent être exploitées par un moteur multicritère.
Ainsi, non seulement les messages, l'image d'une personne pourront être aisément fichée par hérisson mais encore, les liens de cette personne avec d’autres qu'elle aura ou non choisis pourront faire l'objet de toute une série d'extrapolation. Bien sûr, personne ne peut être opposée à ce que la défense nationale ne fasse évoluer ses moyens de contrôle de la sécurité nationale mais la difficulté vient précisément de ce que aucune assurance n’existe bien au contraire que cet immense instrument de contrôle ne sera pas utilisé à d'autres fins. Pensons un instant au nouveau rôle d’internet dans les campagnes politiques !
En réalité, c’est bien une société de surveillance généralisée qui se met en place. Ainsi, rappelons qu’en novembre 2008 Xavier Darcos et Valérie Pécresse avaient chacun lancé, un appel d'offre, respectivement d'un montant de 100.000 et 120.000 euros dont l'objet est «la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche». La veille devait porter sur l'Internet ainsi que sur la presse écrite, les dépêches d'agence de presse, les baromètres études et sondages
Selon le cahier des clauses particulières, il s'agissait notamment d'«anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise», d'«alerter et préconiser en conséquence» ou encore de «repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence….
Le projet de loi HADOPI qui permet la riposte graduée, est contraire au demeurant à une résolution votée le 10 avril 2008 par le Parlement européen qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."
Lors des Assises du numérique, le président de l'Autorité de Régulation des Mesures Techniques et probable futur président de l'Hadopi s'est dit prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour". 10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an.
Pour les envoyer, il faut connaître l'adresse IP de l'abonné, et demander l'adresse e-mail correspondante au FAI. Pour mettre en oeuvre la riposte, le nom de l’internaute devra être inscrit dans un registre communiqué aux fournisseurs d'accès à internet. Or par le passé, la CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la condition expresse que le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu'il a causé est réparé Or ici, le fichage reste actif pendant un an, sans que l'abonné n'ait la possibilité de mettre fin au dommage qu'il a causé par sa négligence. Pour cette raison, la CNIL a rendu un avis très réservé sur le projet Hadopi en termes d’opportunité et pour des raisons juridiques en raison de l’absence de proportionnalité entre l’atteinte à la vie privée (collecte de masse d’adresses IP, coupure de l’accès Internet) et le respect du droit de propriété (la protection des ayants droit), via une base de données personnelle monstre.
Ainsi, ce fichage des les internautes qui se met en place vient s'ajouter aux 45 fichiers déjà existants sans compter les 12 qui sont en préparation (contre 34 en 2006). Près de 8 millions de personnes sont aujourd'hui répertoriés dans les fichiers STIC et JUDEX , dont des victimes, des témoins et des personnes innocentées.
Il est clair qu'au nom de la sécurité , qu'elle soit intérieure ou extérieure, nous sommes en train d'entrer dans une société de surveillance généralisée dans laquelle non seulement les organes de contrôle, à commencer par la CNIL n’ont pas les moyens nécessaires pour remplir leur mission, mais de surcroît ne sont pas suivies quand il donne des avis négatifs et ne sont même pas consultés pour les menaces les plus graves comme le projet HERISSON.
Il ne reste plus qu’ aux citoyens de défendre leur liberté
Publié le 23/03/2009 à 12:00 par lovichimodem
Il y a eu plus de trois millions de personnes dans la rue, avec un gouvernement qui reste sourd au mécontentement, des plans sociaux qui s’accumulent.
Certes le gouvernement ne peut pas tout, mais au moins qu’il ne permette pas ce décrochage entre les nantis et le peuple. Ce gouvernement doit comprendre que les français sont prés à faire des efforts, a conditions qu’ils soient PARTAGES.
Comment tolérer le boucler fiscal quant on dit aux français que l’on a déjà donné le maximum a la dernière manifestation?
Comme le dit Mr Bayrou:« Ainsi, au moment où le déficit budgétaire atteint 105 milliards d’euros, des efforts sont demandés aux uns et non pas aux autres. Je tenais à rappeler cet ordre de grandeur – entre 300 et 500 millions d’euros – qui rejoint celui des économies réalisées en raison du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux : 500 millions également. ».
Il votera donc les amendements présentés, pour que l’on fasse au moins un signe provisoire, en créant la contribution exceptionnelle de 5 pour cent, afin de montrer que dans le pays il n’existe pas cet incroyable apartheid à l’envers, qui fait que tout le monde est appelé à participer à la contribution, sauf les plus riches
Enfin…, un des avantages de cette journée du 19 Mars est qu’elle aura permis de faire un peu oublier cette date sordide, début de la pseudo trêve lors de la guerre d’Algérie qui aura vu le début du massacre oublié des Harkis et des Pieds Noirs, date qui est commémorée par nombre de politique pour un petit verre de vin à la fin d’un discours.
Marien Lovichi
Publié le 14/03/2009 à 12:00 par lovichimodem
Permettez moi de vous faire l'article d'un livre qui mérite d'être lu et connu.
Petite histoire du MoDem par imhotep
PREFACE
On a beaucoup daubé sur le centre. Gauche et droite qui, comme chacun sait, ne s’entendent sur rien parce qu’elles se ressemblent de plus en plus, s’unissent pour taper à bras raccourci sur ce qu’elles appellent, par dérision, le « trou noir » du paysage politique. Aujourd’hui, et surtout depuis un certain jour de 2007, c’est François Bayrou et son MoDem qui subissent les foudres des partis dominants. Il pleut les adjectifs les plus sonores, tendez vos rouges tabliers : opportunistes, girouettes, inexistants, hâbleurs, j’en passe et des plus osés. Bayrou ? Combien de divisions, disent les plus indulgents ? Et d’évoquer avec un sourire aussi railleur que condescendant, la soi-disant descente aux enfers du candidat à la présidentielle qui avait réuni, sur son nom, plusieurs millions de Français pour aboutir à des scores législatifs et municipaux tout ce qu’il y a de plus modestes. Fonte des neiges centristes, peau de chagrin, quelque chose en lui de rétréci… Et les plus déchaînés de jeter d’ores et déjà, le bébé Modem avec l’eau du bain électoral.
Le livre d’Imhotep a plusieurs mérites, dont celui de montrer que le centrisme n’est pas un clone fécondé par ordinateur dans un placenta artificiel, mais bien l’une des constances séculaires de la politique française depuis le catholicisme solidaire de Lamennais, Lacordaire et Montalembert jusqu’aux derniers avatars de l’UDF post-giscardien, en passant par ces bâtisseurs d’Europe que furent Robert Schuman, Georges Bidault et Jean Lecanuet, tous ces républicains sociaux qui ont maintenu, face à une droite fermée et une gauche marxisante, les vertus du personnalisme et la nécessité de ne jamais séparer l’économique du social. Imhotep prend vigoureusement la défense de Bayrou en retraçant son parcours de béarnais stoïque, et en insistant sur le fait que l’agrégé de lettres est resté cohérent dans toutes les actions qu’il a menées, que ce soit à l’Education Nationale ou au Palais Bourbon, et que le Modem, selon lui, représente plus que jamais l’avenir souhaitable entre un Sarkozy que l’auteur ne peut pas sentir et une gauche qu’il juge toujours intoxiquée par l’utopie. Reste à savoir si cet enthousiasme militant se verra récompensé par les présents efforts d’un Bayrou, que je trouve personnellement beaucoup plus occupé à jouer les opposants de Sa Majesté qu’à inventer des lignes nouvelles dont nous avons pourtant le plus urgent besoin.
L’important est qu’on lit Imhotep avec beaucoup de plaisir, en raison d’abord d’un style qui galope avec talent, de connaissances politiques et historiques sûres et d’un sens aigu de la satire. Toutes choses qui, en ces temps de disette, sont loin d’être négligeables.
André Bercoff écrivain, journaliste a publié plus d’une trentaine de livres dont le dernier en date (2008) chez Albin Michel Précis de décomposition française